Sur 53 sites d’entreprises du Béarn et des Landes mesurés le 9 août 2026, 70 % exposent du JSON-LD, le balisage structuré que les modèles d’IA lisent pour identifier une organisation locale. Trente pour cent des sites ne l’exposent pas. C’est le signal le plus accessible à corriger, et le point de départ pour exister dans les réponses génératives.
Ce que la mesure montre sur les sites d’entreprises locales
La situation varie fortement selon le bassin géographique. Parmi les 15 sites du bassin de Pau et de son agglomération, 87 % exposent du JSON-LD. Les 15 sites des Landes et de la Chalosse sont à 80 %. Les 15 sites du bassin d’Orthez et du Béarn des gaves descendent à 47 %. Le balisage structuré est moins systématique à mesure qu’on s’éloigne des agglomérations.
Le type de site explique aussi une partie de l’écart. Sur les 32 sites vitrine du panel, 66 % exposent du JSON-LD. Sur les 13 sites e-commerce, ce taux monte à 85 %. Les plateformes de boutique en ligne embarquent souvent ce balisage par défaut dans leur configuration ; les sites vitrine dépendent davantage des choix faits lors de la création ou de la dernière mise à jour.
Deux autres indicateurs entrent en jeu pour la visibilité générative. 91 % des 53 sites exposent un sitemap.xml (48 sur 53) : la quasi-totalité est techniquement crawlable. En revanche, seulement 36 % disposent d’un blog ou d’une section actualités (19 sur 53). Or un moteur génératif cite ce qu’il a trouvé et compris : un site sans contenu textuel original peut être identifié comme entité, mais il offre peu de matière à citer dans une réponse.
Une mesure précédente sur d’autres indicateurs techniques de sites de la région est disponible dans notre analyse de la performance des sites d’entreprises en Béarn.
Pourquoi le JSON-LD reste le point de départ, malgré l’incertitude
Le JSON-LD n’est pas un facteur de classement confirmé par OpenAI ni par Perplexity. Aucun des deux n’a rendu publics ses critères de sélection des sources. Ce qu’on observe, c’est que ce balisage aide les robots à identifier sans ambiguïté ce qu’est une entité : un cabinet de plomberie à Pau, une cave viticole en Chalosse, un électricien à Orthez. Sans cette déclaration structurée, un modèle de langage doit inférer l’activité depuis le texte de la page, avec un risque d’erreur ou de silence.
Un bloc JSON-LD de type LocalBusiness ou Organization déclare le nom, l’adresse, le secteur d’activité, parfois les horaires. C’est le même vocabulaire que Google utilise pour ses fiches enrichies. Les modèles génératifs, qui s’alimentent depuis des contenus indexés par les moteurs de recherche, lisent ce même vocabulaire.
Les données les plus rigoureuses disponibles sur ce sujet concernent les AI Overviews de Google, déployés en France en juillet 2026. Une étude Seer Interactive portant sur 53 marques et 5,47 millions de requêtes (janvier 2025 à février 2026) montre que le taux de clic est d’environ 2,1 % quand le site est cité dans un AI Overview, contre environ 0,9 % quand un AI Overview s’affiche sans le mentionner (source : Search Engine Land). Ce n’est pas une mesure sur ChatGPT ou Perplexity, mais elle illustre ce que la citation représente comme différence d’exposition : elle multiplie le taux de clic par plus de deux.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même en dix minutes
Trois points sont vérifiables sans compétence technique, avant de faire appel à un prestataire.
Le premier : la présence de JSON-LD. L’outil Rich Results Test de Google (search.google.com/test/rich-results) analyse n’importe quelle URL depuis le navigateur. Vous entrez l’adresse de votre site, vous lisez si un balisage structuré est détecté et de quel type. Si rien n’apparaît, votre site n’expose pas de JSON-LD.
Le second : le sitemap. Tapez l’adresse de votre site suivie de /sitemap.xml dans votre navigateur. Si une page de données XML s’affiche, votre sitemap existe et les robots peuvent s’en servir pour explorer vos pages. Une erreur 404 signifie qu’il est absent.
Le troisième est plus difficile à interpréter seul : votre fichier robots.txt bloque-t-il les robots des IA ? OpenAI, Perplexity et Anthropic utilisent chacun leur propre robot d’exploration (respectivement OAI-SearchBot, PerplexityBot, ClaudeBot). Un fichier robots.txt trop restrictif, parfois configuré ainsi pour des raisons de sécurité, peut les exclure tous sans que vous en soyez conscient. Vous pouvez lire ce fichier en tapant /robots.txt après votre domaine, mais l’interpréter avec fiabilité demande un minimum d’expérience.
Quand vous pouvez régler cela seul, et quand un prestataire est justifié
Si votre site tourne sous WordPress avec un plugin SEO actif comme Yoast ou Rank Math, le JSON-LD de base est probablement déjà en place. Ce que vous pouvez vérifier et corriger vous-même, ce sont les champs : nom de l’entreprise, adresse, type d’activité, horaires. Ces informations s’éditent dans les réglages du plugin, sans toucher au code. Un champ vide ou mal rempli dans Yoast, c’est un champ absent dans le JSON-LD que les robots lisent.
Si votre site n’utilise pas WordPress ou n’a pas de plugin SEO configuré, ajouter du JSON-LD suppose de modifier des fichiers de template. L’erreur de syntaxe est vite arrivée, et un bloc malformé vaut moins qu’un bloc absent.
La question du blog est d’une nature différente. 36 % des 53 sites mesurés en disposent (19 sur 53). Mais un blog laissé à l’abandon ou alimenté par quelques textes génériques ne sert à rien. Ce qui a de la valeur, c’est du contenu qui répond précisément à une question que vos clients posent réellement : quelle différence entre deux labels agroalimentaires, comment choisir un couvreur dans les Landes, quels délais pour un permis de construire en Béarn. Ce sont ces réponses que les modèles citent. Si vous n’avez ni la matière ni le temps de produire ce type de contenu régulièrement, ne pas créer de blog est une décision honnête.
Pour les configurations plus techniques, notamment les en-têtes HTTP, la marge d’erreur augmente rapidement. Seulement 17 % des 53 sites mesurés envoient une Content-Security-Policy (9 sur 53) et 32 % un en-tête Strict-Transport-Security (17 sur 53). Ces configurations ne conditionnent pas directement une citation par un modèle génératif, mais elles signalent un site bien tenu à Google, qui l’indexe en conséquence. Ce travail relève d’une maintenance technique de site et se règle lors d’un audit ou d’un contrat de suivi.
Si votre site date de plusieurs années sans avoir été revu techniquement, un audit complet sera plus efficace qu’une série de corrections ponctuelles. Notre page sur le SEO et le référencement naturel présente les axes de travail que nous couvrons sur ce type de mission. Si la question du coût d’une remise à niveau se pose, notre outil d’estimation de coût de site internet peut vous donner un premier cadrage.
| Critère | Part des sites | Sites concernés |
|---|---|---|
| Sites avec une meta description non vide | 89 % | 47 sur 53 |
| Sites exposant du JSON-LD | 70 % | 37 sur 53 |
| Sites disposant d’un blog | 36 % | 19 sur 53 |
Méthode
Les données présentées dans cet article proviennent d’un run automatisé effectué le 9 août 2026. Le panel comprend 53 sites d’entreprises du Béarn et des Landes, hors site de Genesis Technologies et hors concurrents directs de l’agence.
Les mesures portent sur la page d’accueil de chaque site. La détection du JSON-LD consiste à rechercher un ou plusieurs blocs <script type="application/ld+json"> dans le HTML source. La présence d’un sitemap est vérifiée à l’adresse déclarée dans robots.txt, ou à /sitemap.xml à défaut. La présence d’un blog est détectée par la recherche d’un lien vers /blog, /actualites, /news ou une URL équivalente dans la page d’accueil. Les en-têtes HTTP sont lus depuis les en-têtes de réponse de la page d’accueil.
Les segmentations géographiques (Orthez et Béarn des gaves, Pau et agglomération, Landes et Chalosse) et par type de site (vitrine, e-commerce) sont publiées avec un effectif minimum de 8 sites par segment. Les segments sous ce seuil ne sont pas publiés.
Limites : la mesure porte sur la page d’accueil uniquement. Un site peut exposer du JSON-LD sur des pages internes sans en avoir sur la page d’accueil, et inversement. La mesure indique la présence du balisage, pas sa qualité ni son exhaustivité.
FAQ
Est-ce qu’avoir une fiche Google Business Profile suffit pour être cité par ChatGPT ?
Une fiche Google Business Profile aide Google à identifier votre activité locale et peut alimenter les bases de données que les modèles utilisent lors de leur entraînement. Elle ne remplace pas un JSON-LD sur votre propre site. Les robots de ChatGPT et Perplexity crawlent les sites directement, et un site sans balisage structuré reste une source partielle même si votre fiche Google est complète et à jour.
Mon site est en HTTPS : les robots d’IA peuvent-ils le crawler pour autant ?
Le HTTPS est désormais le plancher minimal. Tous les 53 sites mesurés le 9 août 2026 sont en HTTPS (53 sur 53). Ce qui conditionne le crawl des robots d’IA, c’est l’absence de blocage dans votre fichier robots.txt pour leurs user-agents spécifiques : OAI-SearchBot pour OpenAI, PerplexityBot pour Perplexity, ClaudeBot pour Anthropic. Un site en HTTPS avec un robots.txt trop restrictif peut rester invisible pour ces systèmes, même si Google l’indexe correctement.
ChatGPT et Perplexity publient-ils leurs critères de sélection des sources ?
Non. Ni OpenAI ni Perplexity n’ont publié de liste de facteurs de citation. Ce que les spécialistes s’accordent à recommander repose sur des observations convergentes : balisage structuré lisible, contenu textuel répondant à des questions précises, pages accessibles aux robots. Ce sont des recommandations raisonnées, pas des facteurs confirmés officiellement par les éditeurs.
Un blog vaut-il vraiment la peine si je n’ai pas le temps de l’alimenter ?
Un blog laissé à l’abandon n’aide pas. Ce qui compte, c’est du contenu qui répond précisément à des questions que vos clients posent réellement, pas des textes génériques. Si vous n’avez ni la matière ni le temps de produire ce type de contenu de façon soutenue, ne pas créer de blog est une décision honnête. Cinq articles bien construits par an, chacun répondant à une question concrète liée à votre métier, ont plus de valeur qu’une section qui stagne depuis deux ans.