Sur 52 sites d’entreprises du Béarn et des Landes mesurés le 16 août 2026, seulement 31 % servent des images au format WebP et 17 % envoient une politique de sécurité du contenu. Ces lacunes passent inaperçues à la recette. Les 7 questions de ce guide permettent de les détecter avant de signer.
Ce que la mesure montre sur les sites d’entreprises locales
Les données mesurées révèlent un tableau contrasté : certains fondamentaux sont bien tenus, d’autres sont quasi systématiquement absents.
Le HTTPS est présent sur 100 % des 52 sites mesurés. C’est acquis. Mais la sécurité ne s’arrête pas au certificat : seulement 33 % des sites envoient un en-tête Strict-Transport-Security (17 sur 52), et 17 % une Content-Security-Policy (9 sur 52). Ces deux configurations protègent contre des catégories d’attaques que le seul certificat ne couvre pas. Elles s’activent au niveau du serveur, lors du déploiement, et leur absence ne se voit pas en naviguant sur le site.
Du côté du référencement de base, 90 % des sites exposent un sitemap.xml (47 sur 52) et 88 % ont une meta description non vide (46 sur 52). En revanche, seulement 67 % intègrent du JSON-LD (35 sur 52), ce format qui aide les moteurs à identifier votre type d’activité, votre adresse ou vos horaires. Et 31 % seulement servent au moins une image en WebP (16 sur 52), alors que ce format réduit le poids des pages sans dégradation visible.
Ces chiffres ne pointent aucun prestataire spécifique. Ils montrent que plusieurs points techniques courants ne font pas partie de la livraison standard. Les 7 questions ci-dessous permettent de savoir, avant de signer, ce que votre futur prestataire inclut réellement.
Les 7 questions à poser avant de signer
Ces 7 questions couvrent les points techniques les plus fréquemment absents d’une prestation standard, et ceux qui créent le plus de frictions lors d’un changement de prestataire.
1. Quelle technologie utilisez-vous, et pourquoi pour mon activité ?
La réponse doit être argumentée selon votre cas. Sur les 52 sites mesurés le 16 août 2026, WordPress apparaît sur 27 installations détectées, PrestaShop sur 3, Wix sur 2. La technologie choisie conditionne la facilité de mise à jour, les coûts de maintenance et les possibilités d’évolution. Un prestataire qui justifie son choix selon votre volume de produits, votre budget de suivi ou votre secteur travaille pour votre projet. Celui qui recommande la même solution à tous mérite une question de relance.
2. La sécurité est-elle incluse dans la prestation, ou facturée en supplément ?
HTTPS est universel, mais il ne protège pas contre tout. Les en-têtes Strict-Transport-Security et Content-Security-Policy s’activent au niveau du serveur lors du déploiement. Demandez explicitement si cette configuration fait partie de la livraison. Elle peut être ajoutée a posteriori, mais l’inclure dès le départ coûte moins cher que de la corriger après un incident.
3. Comment les images seront-elles traitées : seront-elles servies en WebP ?
Sur les 52 sites mesurés le 16 août 2026, 16 seulement servent au moins une image en WebP. Ce format est pris en charge par tous les navigateurs courants et réduit le poids des pages de façon perceptible. La plupart des CMS peuvent l’activer automatiquement avec une extension ou un paramètre de configuration. Poser la question vous dit si l’agence optimise par défaut ou laisse cette étape de côté.
4. Le référencement de base sera-t-il intégré dès la livraison ?
Un sitemap.xml, des meta descriptions rédigées pour chaque page, et des données structurées JSON-LD constituent le socle technique d’un site référençable. Sur les 52 sites mesurés : 47 ont un sitemap, 46 une meta description non vide, 35 du JSON-LD. Demandez à l’agence ce qui est inclus dans la prestation initiale, et ce qui relèverait d’un accompagnement séparé. Si vous souhaitez aller au-delà du socle, un travail dédié en SEO et référencement naturel peut prendre le relais une fois le site livré.
5. Qui détiendra les accès une fois le site mis en ligne ?
Hébergement, nom de domaine, compte Google Analytics, Search Console, accès administrateur au CMS : chacun doit être à votre nom, pas à celui de l’agence. Un article d’Abondance du 11 août 2026 le soulignait : les accès constituent souvent le point faible des projets web, en particulier lors d’un changement de prestataire. Demandez la liste exhaustive des accès livrés avant de signer, et vérifiez qu’ils sont tous transférables sans frais.
6. Quel est le délai annoncé, et que prévoit le contrat en cas de retard ?
Un délai sans clause contractuelle associée ne vous protège pas. Demandez ce qui est prévu si l’agence prend du retard, et ce que vous devez fournir de votre côté pour tenir le calendrier. Les contenus non transmis à temps par le client et la charge de travail sous-estimée par l’agence sont les deux causes les plus fréquentes de glissement. Clarifier les deux dès le devis évite la négociation dans l’urgence.
7. Que couvre la maintenance après la mise en ligne ?
Un site livré sans contrat de suivi reste sous votre responsabilité. Les mises à jour de CMS et d’extensions, les sauvegardes régulières et la surveillance de sécurité demandent une attention constante. Demandez à l’agence ce qu’elle propose, à quelle fréquence et à quel tarif. La page dédiée à la maintenance de sites internet détaille ce que recouvre concrètement ce type de prestation et peut servir de base de comparaison.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même
Plusieurs outils gratuits permettent de contrôler la qualité des réalisations d’une agence avant même de la rencontrer.
PageSpeed Insights, accessible à l’adresse pagespeed.web.dev, mesure la vitesse de chargement et le score technique d’une page sur mobile et sur ordinateur. Entrez l’URL d’un site que l’agence cite en référence et lisez le résultat. C’est factuel, sans installation.
Pour les en-têtes de sécurité, le service Security Headers (securityheaders.com) affiche en quelques secondes ce qu’un site envoie ou non. Pour les données structurées, le Rich Results Test de Google (search.google.com/test/rich-results) vérifie la présence et la validité des balises JSON-LD.
Ces trois vérifications prennent moins d’un quart d’heure et transforment une conversation commerciale en échange factuel. Si les sites en portfolio de l’agence obtiennent de mauvais résultats sur ces outils, posez la question directement.
Quand faire appel à un prestataire, et quand ce n’est pas la peine
Certaines tâches n’exigent aucune compétence technique. Mettre à jour un texte, publier un article, modifier une photo : cela se fait depuis l’interface d’administration d’un WordPress ou d’un PrestaShop, sans toucher au code. Si votre agence ne vous y forme pas à la livraison, demandez-le explicitement.
D’autres points requièrent une intervention technique réelle : configuration des en-têtes HTTP, conversion des images en WebP à grande échelle, mise en place des données structurées, changement d’hébergeur. Une erreur sur ces points peut rendre le site inaccessible ou créer des redirections incorrectes.
La règle pratique : si la manipulation ne s’effectue pas depuis l’interface d’administration standard de votre CMS, confiez-la à un prestataire. Pour les projets neufs ou les sites qui cumulent plusieurs lacunes techniques, la page de création de sites internet et e-commerce présente ce que couvre une prestation complète. Pour un premier cadrage budgétaire sans engagement, l’estimateur du coût d’un site internet donne une fourchette adaptée à votre type de projet.
| Critère | Part des sites | Sites concernés |
|---|---|---|
| Sites en HTTPS | 100 % | 52 sur 52 |
| Sites exposant un sitemap.xml | 90 % | 47 sur 52 |
| Sites exposant du JSON-LD | 67 % | 35 sur 52 |
| Sites envoyant un en-tête Strict-Transport-Security | 33 % | 17 sur 52 |
| Sites servant au moins une image WebP | 31 % | 16 sur 52 |
| Sites envoyant une Content-Security-Policy | 17 % | 9 sur 52 |
Méthode
Les données citées dans cet article proviennent d’un audit automatisé conduit le 16 août 2026 sur 52 sites d’entreprises du Béarn et des Landes. Le périmètre exclut le site de Genesis Technologies et les sites concurrents d’agences web.
Chaque mesure a été effectuée de la façon suivante :
- HTTPS : requête HTTPS sur la page d’accueil, avec vérification de la validité du certificat.
- Strict-Transport-Security et Content-Security-Policy : lecture des en-têtes de réponse HTTP de la page d’accueil.
- Sitemap.xml : requête sur l’URL déclarée dans robots.txt, ou sur /sitemap.xml à défaut.
- JSON-LD : recherche de blocs script de type application/ld+json dans le code source de la page d’accueil.
- Images WebP : recherche d’une image .webp ou d’une source de type image/webp dans la page d’accueil.
- Meta description : lecture de la balise meta description de la page d’accueil.
- CMS : détection automatique par analyse des signatures techniques. 17 sites sur 52 n’ont pas pu être identifiés.
Limite principale : toutes les mesures portent sur la page d’accueil uniquement. Des pages internes peuvent présenter des résultats différents. Les données de performance (score mobile, LCP) disponibles dans les segments par bassin de vie et par secteur n’ont pas été intégrées dans cet article : certaines catégories présentent des effectifs inférieurs au seuil de publication retenu.
FAQ
Peut-on changer d’agence web après la mise en ligne du site ?
Oui, à condition de détenir tous les accès techniques à votre propre nom : hébergement, nom de domaine, CMS, outils d’analyse. Si ces éléments sont enregistrés au nom de l’agence sortante, le transfert peut être bloqué ou nécessiter une négociation difficile. C’est pourquoi la question des accès doit figurer dans le contrat, avant la signature.
WordPress convient-il à une TPE ou PME ?
C’est le CMS le plus répandu dans le panel mesuré : 27 des 52 sites identifiés le 16 août 2026 fonctionnent sous WordPress. Son principal avantage est une interface d’administration accessible sans formation technique avancée, et une large communauté qui facilite la reprise par un autre prestataire. Son inconvénient principal est qu’il nécessite des mises à jour régulières pour rester sécurisé.
Faut-il signer un contrat de maintenance dès le départ ?
Aucune obligation légale ne l’impose, mais un site sans suivi accumule des vulnérabilités au fil du temps. Les mises à jour de CMS et d’extensions ne sont pas optionnelles sur le long terme. Clarifier ce point avant la livraison plutôt qu’après un incident de sécurité évite une négociation dans l’urgence et des coûts imprévus.
Quelles mentions légales un site professionnel doit-il afficher ?
La loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004 (LCEN) impose des mentions légales sur tout site professionnel français. Pour les sites e-commerce, le Code de la consommation ajoute des obligations sur les conditions générales de vente, les délais de rétractation et l’information précontractuelle. Ces éléments doivent être traités dans la prestation ou validés par un conseil juridique. Cet article ne se substitue pas à une vérification juridique.
Comment évaluer un devis d’agence web sans être développeur ?
Vérifiez que le devis détaille chaque livrable : nombre de pages, technologie retenue, traitement SEO, accès livrés, conditions de maintenance. Un devis en deux lignes ne permet pas de comparer sérieusement. Demandez aussi quelles tâches vous incombent, notamment la fourniture des textes et des photos, et dans quel délai, pour estimer votre propre charge de travail dans le projet.