30 septembre 2026

Ce que contient vraiment un cahier des charges de site internet

Un cahier des charges de site internet regroupe les objectifs, les fonctionnalités attendues et les exigences techniques et légales. Sur 51 sites d’entreprises du Béarn et des Landes mesurés le 27 septembre 2026, seulement 35 % servent des images en format WebP et 31 % envoient un en-tête HSTS. Ces écarts commencent dans le cahier des charges.

Ce que la mesure révèle sur les sites locaux

Sur 51 sites mesurés, certains éléments techniques sont quasi universels, d’autres quasi absents. Ce contraste dit quelque chose sur ce que les cahiers des charges formulent le plus souvent, et ce qu’ils laissent de côté.

Tous les 51 sites relevés le 27 septembre 2026 sont en HTTPS : le certificat de sécurité de base est universel dans ce panel. Mais l’en-tête Strict-Transport-Security (HSTS), qui force le navigateur à refuser toute connexion non chiffrée même si l’adresse HTTP est tapée, n’est présent que sur 16 des 51 sites (31 %). La Content-Security-Policy, qui contrôle les ressources autorisées à se charger dans la page et réduit les risques d’injection de code malveillant, n’apparaît que sur 9 des 51 sites (18 %).

La visibilité dans les moteurs est mieux couverte. 45 des 51 sites (88 %) affichent une meta description non vide, et 46 (90 %) exposent un sitemap.xml. Le balisage JSON-LD, qui structure l’information pour les moteurs et pour les outils d’intelligence artificielle, est présent sur 36 des 51 sites (71 %). Les images en format WebP, recommandées pour alléger les pages et améliorer la performance mobile, ne sont servies que sur 18 des 51 sites (35 %).

Ces chiffres décrivent ce qui est effectivement livré. Ils indiquent aussi, en creux, ce que les cahiers des charges peinent le plus souvent à formuler.

Les rubriques le plus souvent absentes

Un cahier des charges qui ne mentionne pas une exigence technique laisse le prestataire libre de ne pas l’implémenter, et le client sans recours à la livraison.

La plupart des dirigeants décrivent correctement ce qu’ils souhaitent : les pages à créer, la charte graphique, les textes à fournir, les délais, le budget. Ce premier niveau est nécessaire. Ce qui manque, c’est le second niveau, celui des exigences techniques et légales que les données mesurées révèlent comme fréquemment absentes :

  • La sécurité au-delà du HTTPS. L’en-tête HSTS et la Content-Security-Policy ne s’ajoutent pas automatiquement. Ils doivent être demandés explicitement. Sur les 51 sites mesurés le 27 septembre 2026, seulement 16 (31 %) ont l’HSTS actif et 9 (18 %) une CSP, ce qui suggère que ces exigences sont rarement inscrites dans la commande de départ.
  • Le format des images. Préciser « format WebP » dans le cahier des charges supprime toute ambiguïté. Sur 51 sites mesurés, seuls 18 (35 %) en servent au moins une sur la page d’accueil.
  • Les données structurées. Le balisage JSON-LD aide les moteurs à comprendre l’activité, les horaires, les produits. Sur 51 sites mesurés, il est présent sur 36 d’entre eux (71 %) ; une mention dans le cahier des charges peut en faire un livrable systématique pour tous les projets.
  • La stratégie éditoriale. 20 des 51 sites (39 %) disposent d’un blog ou d’une section actualité. Décider si vous en voulez un, à quelle fréquence vous publierez et qui s’en chargera relève du cahier des charges, pas du développement.
  • Les obligations légales. Mentions légales, politique de confidentialité, conditions générales de vente pour les boutiques en ligne : ces éléments ont une base légale. Ils doivent figurer dans le cahier des charges comme livrables à part entière, avec indication de qui en rédige le contenu.

Ce que vous pouvez rédiger seul avant de contacter un prestataire

Vous pouvez rédiger la majeure partie d’un cahier des charges de site internet sans compétence technique particulière.

La partie que seul vous pouvez écrire est aussi la plus importante : votre activité, vos clients, le problème que le site doit régler, les pages indispensables, les contenus existants à reprendre, votre délai et votre enveloppe budgétaire. Un document clair sur ces points réduit les malentendus en cours de projet, même si sa mise en forme est simple.

Pour les exigences techniques, vous n’avez pas à connaître la différence entre un en-tête HSTS et une Content-Security-Policy. Écrire que vous attendez le respect des recommandations de sécurité actuelles, que les images seront servies dans un format moderne et que le balisage structuré sera mis en place suffit. Le prestataire traduit ces attentes en spécifications précises.

Pour cadrer votre budget avant même d’avoir un interlocuteur, la page Estimez le coût de votre site internet vous donne une première base de travail.

Quand faire appel à un prestataire, et quand ce n’est pas la peine

Pour un site vitrine de quelques pages, rédiger seul le cahier des charges et le soumettre à plusieurs prestataires est tout à fait envisageable. Pour un projet plus complexe, la co-rédaction avec le prestataire est plus sûre.

Une boutique en ligne, une connexion à un logiciel de gestion, un espace client ou des fonctionnalités sectorielles particulières appellent un cahier des charges plus précis. Certains choix techniques ont des conséquences sur plusieurs années. Le choix du CMS détermine les fonctionnalités disponibles, les coûts de maintenance du site à venir et la facilité à faire évoluer le projet.

Sur les 51 sites mesurés le 27 septembre 2026, 26 fonctionnent sous WordPress, 3 sous PrestaShop, 2 sous Wix, et un chacun sous Joomla, Shopify et Drupal. Pour 17 d’entre eux, le CMS n’a pas pu être identifié par détection automatique. Aucun de ces choix n’est neutre. Aucun ne devrait être décidé sans être argumenté dans le cahier des charges.

La page création de sites internet et e-commerce détaille les technologies mobilisées selon les types de projets. Pour les boutiques en ligne, la question du service après-vente se pose souvent au même moment que celle du site : la page Prise en charge SAV e-commerce décrit cette prestation, distincte de la maintenance technique.

Si la visibilité dans les moteurs de recherche est un objectif à inscrire dans votre cahier des charges, la page consacrée au SEO et référencement naturel explique ce que ce travail recouvre concrètement.

Sur 51 sites d'entreprises du Béarn et des Landes mesurés le 27 septembre 2026 : https 100 %, sitemap.xml 90 %, json-ld 71 %, au moins une image webp 35 %, en-tête strict-transport-security 31 %, content-security-policy 18 %.
Ce que les sites d’entreprises locales exposent réellement
CritèrePart des sitesSites concernés
Sites en HTTPS100 %51 sur 51
Sites exposant un sitemap.xml90 %46 sur 51
Sites exposant du JSON-LD71 %36 sur 51
Sites servant au moins une image WebP35 %18 sur 51
Sites envoyant un en-tête Strict-Transport-Security31 %16 sur 51
Sites envoyant une Content-Security-Policy18 %9 sur 51

Méthode

Les données citées dans cet article proviennent d’une mesure automatisée réalisée le 27 septembre 2026 sur 51 sites d’entreprises du Béarn et des Landes, hors site de Genesis Technologies et hors concurrents directs.

Chaque indicateur a été mesuré de la façon suivante :

  • HTTPS : requête aboutie avec certificat valide.
  • En-tête Strict-Transport-Security : lecture des en-têtes de réponse HTTP de la page d’accueil.
  • Content-Security-Policy : lecture des en-têtes de réponse HTTP de la page d’accueil.
  • Sitemap.xml : requête sur le sitemap déclaré dans robots.txt, ou sur /sitemap.xml à défaut.
  • JSON-LD : présence d’un bloc <script type="application/ld+json"> dans la page d’accueil.
  • Images WebP : présence d’au moins une image en .webp ou déclarée en type="image/webp" dans la page d’accueil.
  • Blog ou section actualité : lien vers /blog, /actualites, /news ou équivalent depuis la page d’accueil.
  • Meta description : balise meta description non vide dans la page d’accueil.

Limites. La mesure porte uniquement sur la page d’accueil de chaque site. Un site peut servir des images WebP sur d’autres pages sans en avoir sur la page d’accueil. La détection des CMS est automatique et partielle : 17 des 51 sites n’ont pu être identifiés. Les résultats décrivent ce panel à cette date et ne sont pas extrapolables à l’ensemble des entreprises de la région.

FAQ

Un cahier des charges est-il obligatoire pour créer un site internet ?

Aucun texte de loi ne l’impose. En pratique, l’absence de document écrit est la source la plus fréquente de désaccord en fin de projet : chaque partie avait une représentation différente de ce qui était commandé. Un cahier des charges protège aussi bien le client que le prestataire.

Qui doit rédiger le cahier des charges, le client ou l’agence ?

Les deux formules existent. Vous pouvez rédiger un premier document que le prestataire complète et valide avant signature. Certaines agences proposent une phase de cadrage payante qui aboutit à un document co-construit. Cette seconde option est mieux adaptée aux projets comportant des intégrations logicielles, une boutique en ligne ou des fonctionnalités spécifiques.

Quelle longueur doit faire un cahier des charges de site internet ?

La longueur dépend de la complexité du projet. Deux ou trois pages peuvent suffire pour un site vitrine simple. Un e-commerce avec des fonctionnalités spécifiques peut nécessiter un document plus fourni. Ce qui compte, c’est l’absence de zones floues : tout point non écrit peut être interprété différemment par chaque partie.

Les mentions légales doivent-elles être inscrites dans le cahier des charges ?

Oui, comme livrables à part entière. Les mentions légales sont obligatoires pour tout site accessible au public, en vertu de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004. La politique de confidentialité l’est dès qu’un formulaire ou un outil de mesure d’audience collecte des données personnelles, au titre du RGPD (règlement 2016/679 du 27 avril 2016). Le contenu de ces pages dépend de votre situation juridique : leur rédaction mérite d’être vérifiée par un professionnel du droit.

Mon prestataire me demande de signer un devis sans cahier des charges. Que faire ?

Un devis décrit le prix, pas ce que le prix couvre. Demandez au minimum une liste des livrables détaillés, les technologies prévues et les droits qui vous seront transférés sur le code et les contenus à la livraison. Sans ces éléments par écrit, vous n’avez aucun point de comparaison pour vérifier si ce qui est livré correspond à ce qui était prévu.