Genesis Technologies conçoit des sites et des outils web depuis Sault-de-Navailles, dans le Béarn. Depuis l’été 2026, l’agence édite aussi son propre logiciel : Elurio, un outil de travail destiné aux cabinets d’élus. Voici pourquoi, et ce qu’il fait.
Le problème que nous avons vu de près
Un cabinet parlementaire ou un cabinet de maire reçoit des demandes d’habitants toute l’année : un titre de séjour qui n’avance pas, une pension mal calculée, un logement, une difficulté avec une administration. Une équipe de deux à cinq personnes les traite, et le mandat dure cinq ou six ans.
Les outils employés sont presque toujours les mêmes : un tableur pour les contacts, une boîte mail pour les demandes, un agenda partagé, des courriers rangés sur un serveur. Chacun de ces outils fonctionne. Le problème naît de leur juxtaposition : quand une personne rappelle trois mois après, personne ne sait dire en trente secondes ce qu’on lui a répondu, ni où en est son dossier.
Ce constat, nous ne l’avons pas lu dans une étude de marché. Nous l’avons observé en travaillant avec un cabinet réel, qui utilise Elurio au quotidien.
Ce qu’est Elurio
Une application web qui réunit quatre choses dans un même espace :
- Les contacts : une fiche par personne, avec ses coordonnées, sa commune, les échanges précédents et les courriers reçus et envoyés.
- Les dossiers : une demande devient une affaire suivie, avec un responsable, une échéance et un état qui distingue ce que le cabinet doit faire de ce qu’il attend d’une administration.
- Les courriers : réponse individuelle ou publipostage, sur le papier du cabinet, signé par l’élu, avec l’adresse calibrée pour la fenêtre de l’enveloppe.
- L’agenda : les permanences qui se répètent, ce qu’il faut préparer, qui accompagne l’élu et qui le représente quand il ne peut pas venir.
Le fichier est hébergé dans l’Union européenne, chaque cabinet est cloisonné des autres, et les actions sensibles laissent une trace consultable.
Trois choix techniques que nous assumons
L’échelle d’abord. Un député couvre environ 100 000 électeurs, mais un sénateur ou un conseiller départemental a pour périmètre naturel le département entier. Le module Contacts a donc été éprouvé sur un répertoire de deux millions de fiches dans un même espace, avec des temps de réponse sous la seconde sur les gestes courants. Ce n’était pas un cas limite à cocher : c’est le volume normal d’une catégorie entière d’élus.
La reprise du fichier est faite par nous. Il n’y a pas d’écran d’import en libre-service, et c’est délibéré : un import mal fait produit des doublons et des lignes partielles que personne ne sait démêler ensuite. Nous reprenons le fichier tel qu’il existe, et nous en contrôlons le résultat avant la mise en service.
Aucun tiers ne suit les visiteurs. Le site d’Elurio ne charge ni police distante, ni outil de mesure d’audience tiers, ni bouton de réseau social. C’est une contrainte que nous appliquons d’abord chez nous.
Pour qui, concrètement
Elurio s’adresse aux cabinets de députés, aux cabinets de sénateurs et aux cabinets de maires. Il ne remplace pas les logiciels métier d’une collectivité : l’état civil, l’urbanisme ou la comptabilité relèvent des services, pas du cabinet de l’élu.
Il ne fait pas non plus de campagne électorale : ni porte-à-porte, ni gestion de bénévoles. Nous l’écrivons noir sur blanc dans notre comparatif avec les autres outils du secteur, parce qu’un outil qui prétend tout faire ne fait rien correctement.
Ce que nous publions à côté
Nous avons ouvert une section de ressources sur le travail d’une permanence : comment répondre à un administré, comment tenir un fichier de circonscription dans les règles, comment organiser une permanence, ce que le publipostage depuis un tableur ne saura jamais faire. Ces guides sont utiles que l’on utilise Elurio ou non.
Et pour une TPE ou une PME ?
Cette aventure ne change rien à notre métier principal : nous continuons de concevoir des sites vitrine et e-commerce pour les entreprises du Béarn et des Landes. Elle nous apprend en revanche quelque chose que nous appliquons à tous nos projets : un logiciel se juge sur le travail réel de ceux qui l’utilisent, pas sur sa liste de fonctions.
Si vous voulez voir Elurio de plus près, tout est sur elurio.fr.