Sur 52 sites d’entreprises du Béarn et des Landes mesurés le 13 septembre 2026 : 83 % affichent des mentions légales, 62 % un bandeau cookies, 54 % une politique de confidentialité et 25 % des conditions générales de vente. Ces quatre éléments peuvent tous relever d’obligations légales selon le type d’activité et la clientèle visée.
Ce que ces chiffres signifient concrètement pour un dirigeant
La page de mentions légales est l’élément le mieux couvert : 43 des 52 sites mesurés en disposent. La page de contact est presque aussi répandue, avec 45 sites sur 52. Ce sont les éléments les plus visibles, et ils sont mieux traités que les documents juridiques moins exposés.
La politique de confidentialité n’est présente que sur 28 sites sur 52. Or, le RGPD (règlement UE 2016/679, applicable depuis le 25 mai 2018) impose sa mise en ligne dès que le site collecte des données personnelles. Un formulaire de contact, un outil d’analyse d’audience comme Google Analytics, ou même un cookie de mémorisation des préférences constituent une collecte de données. Le bandeau de consentement aux cookies, encadré par les lignes directrices de la CNIL (délibération du 17 septembre 2020 et recommandations du 7 octobre 2020), s’affiche sur 32 sites sur 52. Les conditions générales de vente ne sont exposées que sur 13 sites sur 52.
Ces absences peuvent ne pas être des oublis. Un site sans formulaire, sans outil d’analyse et sans vente en ligne n’a pas les mêmes obligations. Mais pour les autres, un juriste ou la lecture des textes applicables reste nécessaire pour trancher sur ce qui s’applique précisément à votre activité.
La mise à jour régulière des documents légaux dépend souvent du suivi du site dans le temps. Le cadre de la maintenance de site internet couvre cette dimension, notamment lorsque la réglementation évolue.
Le détail par bassin et par type de site
Les chiffres sur les mentions légales sont proches d’un bassin à l’autre. Sur les 15 sites de Pau et de son agglomération, 87 % en disposent ; sur les 15 sites d’Orthez et du Béarn des gaves, 80 % ; sur les 14 sites des Landes et de la Chalosse, 79 %. L’écart le plus frappant entre ces trois zones concerne le JSON-LD, le balisage structuré qui renseigne les moteurs de recherche sur la nature de l’entreprise : 87 % des sites de la zone paloise en disposent, contre 47 % à Orthez et dans le Béarn des gaves.
Par type de site, la différence la plus marquée porte sur les CGV. Sur les 31 sites vitrines mesurés, 3 % en publient. Sur les 13 sites e-commerce, 77 % en disposent. Ce résultat est cohérent avec le cadre légal, qui impose en général la publication des CGV pour les ventes en ligne à des consommateurs (article L441-1 du Code de commerce, à vérifier dans sa version en vigueur). À l’inverse, les mentions légales sont moins présentes sur les sites e-commerce mesurés (69 %) que sur les sites vitrines (84 %), une asymétrie qui mérite d’être vérifiée au cas par cas.
Sur les secteurs atteignant le seuil publiable, les contrastes sont nets. Dans le bâtiment, aucun des 8 sites mesurés ne publie de CGV. Dans l’agroalimentaire, 60 % des 10 sites en disposent, ce qui reflète la part de vente directe en ligne dans ce secteur.
L’analyse de performance publiée sur 40 sites web d’entreprises du Béarn permet de situer ces résultats dans un périmètre régional comparable et de suivre les tendances dans le temps.
Les lacunes techniques derrière les chiffres
Tous les 52 sites mesurés sont accessibles en HTTPS avec un certificat valide : ce point de base est respecté sur l’ensemble du panel. Mais deux niveaux de sécurité complémentaires sont quasi absents. Seulement 17 des 52 sites envoient un en-tête Strict-Transport-Security (HSTS) et 9 sur 52 une Content-Security-Policy (CSP). Ces en-têtes ne relèvent pas d’une obligation légale identifiable, mais ils font partie des bonnes pratiques recommandées pour limiter des vecteurs d’attaque courants. Leur absence passe inaperçue jusqu’à un audit.
Sur la performance, un résultat se distingue positivement : le CLS mobile médian est de 0.002 sur 52 sites. Le Cumulative Layout Shift mesure les décalages visuels inattendus pendant le chargement. Une valeur aussi basse signifie que les pages ne « sautent » pas sous les yeux du visiteur : ce point est maîtrisé. En revanche, le score Lighthouse mobile médian est de 61/100, avec un LCP mobile médian de 9056 ms. L’élément principal de la page met donc près de neuf secondes à s’afficher sur un smartphone en conditions de test. Le poids total médian des pages atteint 2619 ko, pour 70 requêtes réseau. Le score desktop médian, à 89/100, montre que les mêmes sites fonctionnent sensiblement mieux sur ordinateur.
Parmi les facteurs qui contribuent aux pages lourdes, le format des images est souvent en cause : seuls 17 des 52 sites servent au moins une image au format WebP, un format qui réduit sensiblement le poids des fichiers par rapport au JPEG ou au PNG classique.
Côté indicateurs positifs : 47 des 52 sites exposent un sitemap.xml et 46 sur 52 ont une meta description renseignée. Ces deux éléments utiles au référencement sont bien présents sur la grande majorité du panel.
La performance mobile est un facteur de classement pris en compte depuis l’introduction des Core Web Vitals. Elle entre directement dans le travail de référencement naturel.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même
Plusieurs points se contrôlent sans outil technique particulier.
Pour les mentions légales : cherchez un lien en pied de page. La page doit comporter au minimum le nom de l’éditeur, son statut juridique, son adresse et les coordonnées de l’hébergeur. Ces éléments découlent de l’article 6 de la loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique (LCEN) du 21 juin 2004. Vérifiez qu’ils sont à jour si l’entreprise a changé d’adresse ou de forme juridique depuis la création du site.
Pour la politique de confidentialité et les cookies : si votre site utilise un formulaire de contact, Google Analytics ou un bouton de partage vers les réseaux sociaux, des données personnelles sont probablement collectées. La CNIL publie des ressources pratiques sur son site pour guider la mise en conformité.
Pour les performances : l’outil PageSpeed Insights (pagespeed.web.dev) calcule le score Lighthouse de votre site gratuitement. Entrez votre adresse web, choisissez l’analyse mobile et comparez le résultat à la médiane de 61/100 observée sur 52 sites du Béarn et des Landes le 13 septembre 2026. Si votre score est sensiblement en dessous, le sujet mérite d’être traité.
Si vous souhaitez un état des lieux complet avant de décider d’une action, prenez contact avec l’équipe Genesis.
| Critère | Part des sites | Sites concernés |
|---|---|---|
| Sites exposant un sitemap.xml | 90 % | 47 sur 52 |
| Sites exposant une page de mentions légales | 83 % | 43 sur 52 |
| Sites exposant du JSON-LD | 69 % | 36 sur 52 |
| Sites exposant une politique de confidentialité | 54 % | 28 sur 52 |
| Sites exposant des CGV | 25 % | 13 sur 52 |
| Sites envoyant une Content-Security-Policy | 17 % | 9 sur 52 |
Méthode
Les données présentées dans cet article ont été collectées le 13 septembre 2026 sur un panel de 52 sites d’entreprises du Béarn et des Landes. Le site de Genesis Technologies et les sites de concurrents directs de l’agence sont exclus du panel.
Scores de performance : médiane des scores Lighthouse (catégorie Performance), via l’API PageSpeed Insights, en stratégie mobile et desktop. Les métriques LCP, CLS, poids total et requêtes réseau sont issues du même outil, en conditions de laboratoire (données simulées, non issues du terrain CrUX).
Éléments documentaires (mentions légales, politique de confidentialité, CGV, bandeau cookies, page de contact) : détection automatisée par lecture du HTML de la page d’accueil et identification de liens vers des pages correspondantes. Un document existant sur le site mais sans lien depuis la page d’accueil peut ne pas être détecté.
Éléments techniques (HTTPS, HSTS, CSP, sitemap, JSON-LD, WebP, meta description) : lecture des en-têtes HTTP de la réponse et analyse du code source de la page d’accueil. Le sitemap est cherché via robots.txt, puis à l’URL /sitemap.xml par défaut.
Segmentation : par bassin de vie (Orthez et Béarn des gaves 15 sites, Pau et agglomération 15 sites, Landes et Chalosse 14 sites) et par type de site (vitrine 31, e-commerce 13). Les segments inférieurs à 8 sites ne sont pas publiés dans cet article.
Limites : la détection est automatisée et ne remplace pas un audit humain. Les scores de performance peuvent varier selon les conditions réseau et la charge serveur au moment du test.
FAQ
Les mentions légales sont-elles obligatoires pour tous les sites professionnels ?
L’article 6 de la LCEN (loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique, 21 juin 2004) impose à tout éditeur de site professionnel de rendre accessibles certaines informations d’identification, quelle que soit l’activité. La loi distingue les personnes physiques et les personnes morales sur le contenu exact à publier. Consultez le texte ou un juriste pour vérifier ce qui s’applique précisément à votre situation.
Mon site vitrine collecte-t-il vraiment des données personnelles ?
Dans la plupart des cas, oui. Un formulaire de contact, un outil d’analyse d’audience comme Google Analytics, ou un simple cookie de session suffisent à déclencher les obligations du RGPD (règlement UE 2016/679, applicable depuis le 25 mai 2018). La question à poser n’est pas « est-ce que je vends quelque chose ? » mais « est-ce que des données sur mes visiteurs sont collectées et traitées ? ».
Un bandeau cookies avec seulement un bouton « Accepter » est-il suffisant ?
Probablement non, selon les lignes directrices de la CNIL (délibération du 17 septembre 2020). Un mécanisme conforme doit permettre de refuser les cookies aussi facilement que de les accepter, sans case pré-cochée. Si votre bandeau ne propose pas de refus en un clic, il ne répond pas aux exigences telles qu’elles ont été formulées. Vérifiez la version en vigueur des recommandations publiées sur le site de la CNIL.
Un site e-commerce sans CGV est-il exposé à un risque ?
Les CGV sont en général obligatoires pour les ventes en ligne à des consommateurs, sur le fondement de l’article L441-1 du Code de commerce. Sur les 13 sites e-commerce mesurés le 13 septembre 2026, 77 % en publient, et les 23 % restants méritent une vérification juridique. Cette question relève d’un juriste ou d’un professionnel du droit commercial.
Que faire si les mentions légales de mon site sont obsolètes ?
Les informations à publier incluent notamment la dénomination sociale, l’adresse, le numéro de téléphone, l’identifiant légal (SIREN ou RCS selon le statut) et les coordonnées de l’hébergeur, conformément à l’article 6 de la LCEN. Si ces éléments ont changé depuis la création du site, une mise à jour de la page suffit. Si le site n’a pas été revu depuis plusieurs années, la création d’un site internet intégrant ces éléments dès la conception peut être plus efficace que de corriger en série un site dont l’architecture date.