Le score de performance mobile médian est de 63/100 sur les 40 sites d’entreprises du Béarn et des Landes mesurés le 6 août 2026. Sur desktop, la même mesure atteint 86/100. Cet écart révèle un problème concret : une partie de vos visiteurs accède à votre site depuis un téléphone, dans des conditions que votre ordinateur de bureau ne reproduit pas.
Un score de 63 qui cache sept secondes d’attente
Le chiffre central de cette mesure n’est pas le score global : c’est ce qu’il dissimule. Le LCP mobile médian atteint 7506 ms sur les 40 sites mesurés le 6 août 2026. Le LCP, ou Largest Contentful Paint, correspond au temps que met l’élément principal de la page à apparaître à l’écran. Sept secondes et demie, c’est long. Un visiteur qui attend n’est pas un visiteur qui lit.
Deux mesures supplémentaires aident à comprendre ce délai. Le poids médian d’une page d’accueil atteint 2813 ko sur les 40 sites, et la médiane des requêtes réseau s’établit à 75 par page. Une page qui pèse près de 3 Mo et qui sollicite 75 ressources externes avant d’être prête met du temps à s’afficher sur un réseau mobile.
Un point va à contre-courant : le CLS mobile médian est de 0.007 sur les 40 sites mesurés. Le CLS, ou Cumulative Layout Shift, mesure les déplacements visuels inattendus pendant le chargement. Ce score est faible. La stabilité visuelle des pages n’est pas le problème dominant dans ce panel. La lenteur, oui ; les éléments qui sautent à l’écran, non.
Ce que ça veut dire concrètement pour un dirigeant
Un site lent perd des visiteurs avant qu’ils aient vu quoi que ce soit de votre offre. Ce n’est pas un défaut esthétique. C’est un problème fonctionnel, invisible depuis le bureau.
L’écart entre 86/100 en desktop et 63/100 en mobile sur les 40 sites mesurés s’explique par la façon dont les sites sont souvent construits : développés et validés sur un ordinateur connecté en fibre, pas sur un téléphone avec un réseau mobile moyen. Le score desktop est flatteur. Le score mobile est le test qui compte.
Pour un commerçant, un artisan ou un producteur du Béarn ou des Landes, la conséquence est directe. Un prospect qui cherche votre activité depuis son téléphone et qui attend peut partir avant d’avoir vu votre adresse, votre numéro ou votre gamme. Il ne vous contactera pas pour vous expliquer pourquoi.
Ce que révèlent les segments disponibles
Deux types de sites disposent d’un effectif suffisant pour être examinés séparément dans cette mesure.
Les 19 sites vitrines affichent un score mobile médian de 62/100, proche de la valeur générale. Les 13 sites e-commerce descendent à 60/100. Cette différence s’explique en partie par la charge supplémentaire des boutiques en ligne : scripts de paiement, catalogues produits, outils de suivi des conversions.
Dans le secteur agroalimentaire, les 10 sites mesurés affichent une médiane de 63/100, dans la moyenne générale. C’est un secteur bien représenté dans le panel, avec des configurations variées, caves coopératives, producteurs directs, transformateurs. Aucun effet sectoriel marqué ne ressort sur cette métrique.
Les causes techniques les plus fréquentes
Le format des images est le premier signal. Seuls 35 % des 40 sites mesurés le 6 août 2026 servent au moins une image au format WebP. Ce format réduit le poids des fichiers sans dégradation visible. Les autres sites continuent de servir des JPEG ou PNG plus lourds.
Le volume de requêtes réseau (75 en médiane) traduit une accumulation de scripts tiers : polices de caractères hébergées sur des serveurs externes, outils d’analyse, scripts de réseaux sociaux. Chaque script ajoute une requête. Sur un réseau mobile, chaque requête ajoute du temps.
La situation sur la sécurité mérite d’être signalée séparément. Si 100 % des 40 sites fonctionnent en HTTPS avec un certificat valide, seuls 35 % envoient un en-tête Strict-Transport-Security et 18 % une Content-Security-Policy. Le certificat SSL est devenu une pratique généralisée. Les en-têtes de sécurité complémentaires, qui renforcent la protection contre certaines catégories d’attaques, restent largement absents.
Sur les fondamentaux du référencement, le bilan est plus nuancé. 93 % des 40 sites exposent un sitemap.xml et 90 % ont une meta description non vide : deux bases bien tenues. En revanche, seuls 70 % exposent du JSON-LD, le balisage structuré qui aide les moteurs de recherche à comprendre le contenu d’une page. Pour comprendre comment ces paramètres interagissent avec votre visibilité locale, la page consacrée au référencement naturel et à la stratégie SEO détaille les leviers que nous travaillons en priorité.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même
Vous pouvez mesurer votre propre site en quelques minutes, sans accès technique.
PageSpeed Insights, disponible à l’adresse pagespeed.web.dev, est l’outil public de Google. Saisissez l’URL de votre site, lancez le test en mode mobile et lisez le score affiché. Le point de comparaison : 63/100 en médiane sur les 40 sites d’entreprises du Béarn et des Landes mesurés le 6 août 2026. Si votre score est significativement en dessous, vous figurez parmi les sites les plus lents de cet échantillon local. L’outil affiche aussi le LCP, que vous pouvez comparer aux 7506 ms du panel.
Deux points supplémentaires sont vérifiables directement à l’oeil sur votre page d’accueil. Affiche-t-elle un lien vers vos mentions légales ? Vers votre politique de confidentialité ? Ces deux pages sont liées à des obligations légales. La loi n° 2004-575 pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004 impose des mentions légales à tout professionnel éditant un site. Le règlement général sur la protection des données (RGPD), applicable depuis mai 2018, encadre la collecte de données personnelles. Dans ce panel, 80 % des 40 sites exposent des mentions légales et 60 % une politique de confidentialité. Pour votre situation propre, un conseiller juridique est mieux placé que cet article pour se prononcer.
Si les problèmes identifiés sont corrigeables sans refonte, un contrat de maintenance de site internet couvre souvent l’optimisation des images, la mise à jour des configurations de sécurité et le suivi régulier des performances. Si les problèmes sont plus structurels, la page consacrée à la création de sites internet et e-commerce décrit ce qu’un projet de refonte peut inclure. Vous pouvez aussi exposer directement votre situation depuis la page contact.
| Critère | Part des sites | Sites concernés |
|---|---|---|
| Sites exposant un sitemap.xml | 93 % | 37 sur 40 |
| Sites exposant une page de mentions légales | 80 % | 32 sur 40 |
| Sites exposant du JSON-LD | 70 % | 28 sur 40 |
| Sites exposant une politique de confidentialité | 60 % | 24 sur 40 |
| Sites exposant des CGV | 33 % | 13 sur 40 |
| Sites envoyant une Content-Security-Policy | 18 % | 7 sur 40 |
Méthode
Périmètre. Les données publiées dans cet article proviennent d’une mesure conduite le 6 août 2026 sur 40 sites d’entreprises du Béarn et des Landes. Le site de Genesis Technologies et les sites de concurrents directs sont exclus du panel. La liste des sites inclus n’est pas publiée.
Outil et métriques. Les scores de performance mobile et desktop, le LCP, le CLS et le nombre de requêtes réseau sont issus de l’API PageSpeed Insights de Google, qui utilise le moteur Lighthouse en conditions de laboratoire. Les conditions réseau et processeur sont simulées. Les valeurs peuvent différer d’un test réel sur un appareil physique.
Présences détectées. Les mentions légales, CGV, politique de confidentialité, bandeau cookies, page de contact, HTTPS, en-têtes HSTS et CSP, sitemap, JSON-LD, images WebP, blog et meta description ont été détectés automatiquement depuis la page d’accueil de chaque site. Un lien présent ailleurs sur le site mais absent de la page d’accueil peut ne pas avoir été détecté.
CMS détectés. Le panel comprend 20 sites sous WordPress, 3 sous PrestaShop, 2 sous Wix, et un chacun sous Joomla, Shopify et Drupal. Le CMS n’a pas pu être identifié pour 12 sites.
Indicateur central. La médiane est utilisée à la place de la moyenne pour limiter l’influence des valeurs extrêmes. L’effectif de 40 sites permet de dégager des tendances, mais ne constitue pas un échantillon statistiquement représentatif au sens strict.
Segmentations. Les sous-groupes sont publiés uniquement lorsque leur effectif atteint au moins 8 sites. Les segments sous ce seuil ne sont pas commentés dans cet article.
FAQ
Comment interpréter un score Lighthouse de 63/100 ?
Lighthouse agrège plusieurs métriques de chargement en un score de 0 à 100. Un score de 63 place un site dans la catégorie intermédiaire définie par l’outil, entre ce que Lighthouse qualifie de “bon” et de “mauvais”. La médiane de 63/100 sur les 40 sites mesurés le 6 août 2026 signifie que la moitié des sites du panel obtiennent moins que ce score en mobile.
Mon site obtient un bon score sur desktop mais un score faible sur mobile. Est-ce normal ?
C’est précisément l’écart observé dans ce panel : 86/100 en desktop contre 63/100 en mobile sur les 40 sites mesurés le 6 août 2026. Le test mobile simule un réseau et un processeur moins puissants que ceux d’un ordinateur fixe. Un site validé sur une connexion rapide peut se comporter très différemment sur un smartphone avec un réseau mobile moyen.
Le LCP, c’est quoi et pourquoi ça compte ?
Le Largest Contentful Paint mesure le temps d’affichage de l’élément principal de la page, souvent une image de bannière ou un titre. La médiane du panel est de 7506 ms sur les 40 sites mesurés le 6 août 2026. Google intègre le LCP dans ses Core Web Vitals, qui influencent le classement dans les résultats de recherche. Un LCP long affecte à la fois l’expérience du visiteur et la visibilité du site.
Faut-il refaire son site pour améliorer ces scores ?
Pas nécessairement. La conversion des images en WebP, l’activation d’un cache serveur et la suppression de scripts tiers inutilisés peuvent réduire le LCP et le poids de page sans toucher à la structure du site. D’autres problèmes viennent de l’architecture ou du thème, et demandent un travail plus profond. Un diagnostic site par site est la seule façon de savoir quelle option s’applique à votre cas.
Ces chiffres s’appliquent-ils à mon secteur en particulier ?
Ce bilan porte sur 40 sites tous secteurs confondus. Seuls deux types de sites (vitrines et e-commerce) et un secteur (agroalimentaire) disposent d’un effectif suffisant pour être présentés séparément dans cette mesure. Si votre activité relève d’un autre secteur, les chiffres globaux restent une base de comparaison valide, mais ne constituent pas un étalon sectoriel propre à votre domaine.